mercredi 19 avril 2017

[interview]Pauline Deysson

Bonjour, j'espère que vous allez bien ? Aujourd'hui, je vous propose l'interview de Pauline Deysson, vous savez la Bibliothèque avec son premier tome : Grandir, que j'ai chroniqué par ici

1°) Présentez-vous à mes lecteurs ? Qui êtes-vous ? Qu’aimez-vous faire dans la vie ?

Par où commencer ? ;) Je suis plutôt grande, pas très sportive, gourmande, maladroite et distraite à l'occasion, mais aussi consciencieuse et déterminée. J'aime lire et écrire, bien sûr, mais j'adore aussi me promener. J'habite à Paris et... Si je devais nommer une particularité, je suis passionnée par les sept tomes d'Harry Potter, que j'ai lus plus d'une dizaine de fois chacun, en Français, Anglais, Espagnol, Allemand, Hollandais (ainsi qu'en Latin, pour les 2 premiers tomes uniquement). Je compte également les lire en Italien et en Roumain (ils attendent sagement dans mon placard), et peut-être en Russe. Mais ces lectures sont l'occasion d'apprendre une langue à fond, donc je fais bien les choses ! Je travaille actuellement sur l'Allemand (que je n'ai jamais étudié à l'école), et je me mettrai ensuite sur le Hollandais. Apprendre les langues reste un de mes passe-temps favoris, mais la majeure partie du temps, je travaille en tant que prestataire documentaliste dans une banque. J'adore aussi dormir et rêver, puisque je tire de mes rêves hauts en couleur beaucoup d'inspiration pour l'écriture !

2°) Comment vous est venu cette envie d’écrire ?

J'ai écrit ma première histoire à 9 ans, pour l'école. C'est peut-être à ce moment-là que j'ai sérieusement songé à devenir écrivain, parce que raconter des histoires est une chose que j'ai toujours adorée faire. J'ai ensuite écrit quelques contes pour ma petite sœur, qui s'échelonnent du collège au lycée. J'ai commencé un premier roman en Terminale, mais je n'avais aucun plan, et l'histoire manquait cruellement d'originalité : je l'ai donc enterré dans les tréfonds de mon ordinateur sans l'achever. Puis j'ai commencé La Bibliothèque : il m'a fallu 8 ans pour écrire Grandir : 3 ans de réflexion, 3 ans d'écriture (dont 2 au rythme d'une page par jour) et 2 ans de corrections. 
Si je devais remonter aux sources de l'inspiration, j'utilise beaucoup mes rêves, et je recherche la symbolique et la métaphore dans mes histoires. J’écris pour le plaisir de m’évader dans des mondes que j’ai créés et que je maîtrise. Surtout, j’écris parce qu’à mes yeux, les histoires occupent une place essentielle dans notre existence : je veux faire rêver ceux qui me lisent et, peut-être, leur offrir un moment de bonheur (c’est ce que je ressens moi-même quand je lis un bon livre). C’est donc à la fois pour moi et pour les autres… Je dirais aussi qu’à travers l’écriture, je recherche le sens. J’écris pour réfléchir au sens de la vie : j’explore (du moins j’imagine) d’autres possibilités, d’autres lieux, d’autres choix… Et je finis par repenser ma propre existence aussi. Si je devais résumer, je vois donc l’écriture à la fois comme une évasion, une joie et un questionnement.

3°) L’idée de la Bibliothèque est arrivé comment ?

J'ai eu l'idée de La Bibliothèque quand j'avais 7 ans. Je ne voulais pas faire la sieste et je baillais sans arrêt : pour me convaincre de dormir, mon père m'a dit que chaque bâillement me faisait entrer dans le pays des rêves. L'idée m'a plu, je me suis endormie, et j'ai rêvé que j'allais dans une Bibliothèque, où 2 femmes m'attendaient. Elles m'ont conduite en haut d'un escalier et m'ont choisi un livre qui allait être mon rêve, mais je n'étais pas censée les voir ni me souvenir de mon passage auprès d'elles. J'ai donc lu, et rêvé d'autre chose. En me réveillant, j'ai eu l'intuition que cette idée était très riche pour une histoire, mais je voulais la garder dans un coin de ma tête pour la travailler quand je serai plus âgée. J'ai attendu jusqu'à mes 16 ans... A l'origine, il devait y avoir 2 tomes : Lire et Écrire. En voyant l'ampleur que prenait l'histoire, je l'ai subdivisée en cours de route en 5 tomes : Grandir, Vivre, Aimer, Mourir, Rêver. Et j'y réfléchis chaque jour, afin de trouver des nouvelles idées pour alimenter les prochains volumes :)

4°) Pourquoi avoir choisi l’auto-édition ? 

Au début c’était surtout une contrainte, parce que je n’ai pas trouvé d’éditeur. Pocket Jeunesse m’a donné des conseils pour retravailler mon roman, et Hachette m’a grosso modo répondu « Nous ne vous publierons pas, mais nous avons bien aimé votre livre alors nous vous expliquons pourquoi », et ils m’ont donné d’autres conseils. Eux craignaient surtout que je ne trouve pas mon public car je mélangeais trop de genres ! J’ai envoyé mon manuscrit à de nombreuses maisons, et je me suis documentée sur l’auto-édition en parallèle qui s’est lentement imposée. Une fois qu’on se sent prêt, on peut se lancer, et aller directement à la rencontre des lecteurs. Il faut se battre pour se faire remarquer, mais en même temps cela évite de se reposer sur les lauriers de l’éditeur, et permet de très belles rencontres. Et puis cela procure une certaine fierté d’arriver à se démarquer seul :)

5°) Comment envisagez-vous la suite du projet ?

Je compte d'abord écrire la suite de La Bibliothèque qui doit en tout comporter 5 tomes. Le premier jet du tome 2 est achevé, je suis en train de le mettre au propre et de le corriger : puisque j'écris sur papier, je dois tout recopier à l'ordinateur, et plusieurs relectures par mes proches et moi sont nécessaires afin de chasser lourdeurs, coquilles et incohérences. Viendront ensuite les prochains tomes, et je continuerai en parallèle à assurer la promotion de la série sur les réseaux sociaux et dans les rencontres littéraires.
Une fois que j’aurais terminé cette aventure, je compte traduire les 5 romans en anglais, afin d'agrandir mon lectorat ! Et j'espère bien sûr qu'un éditeur viendra un jour me proposer un contrat.

6°) Un dernier mot pour donner envie aux lecteurs de vous lire !

Je m'adresse à tous les publics, et particulièrement aux amateurs de contes et de réflexion. La Bibliothèque est une oeuvre qui mélange la fantasy, la dystopie et le conte philosophique, ainsi que quelques éléments historiques (pour Vivre notamment). C'est aussi une vaste métaphore de la lecture : avis donc à ceux qui aiment la mise en abîme (ou l'effet "Poupées russes" pour ceux qui ne connaissent pas) et L'Histoire sans Fin ! C'est un peu présomptueux de comparer mes romans au chef d'oeuvre de Michael Ende (qui n'a pas grand-chose à voir avec les films qui en ont été tirés), mais je recherche le même effet que lui : une lecture pleine d'évasion, de magie, de poésie, avec ce petit plus de réflexion qui fait que l'on peut transposer ce que l'on vient de vivre dans le monde réel, et réenchanter le quotidien. Si vous ne me croyez pas, demandez aux chroniqueurs qui m'ont lue ;-)

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Que pensez-vous de cet interview ? Avez-vous envie de lire la Bibliothèque ? 
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-Zélie- 

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