vendredi 26 juillet 2013

[Interview]Pandora de Yuna Minhai

Bonjour à tous ceux qui lisent cet article. 
 
Je suis très contente de vous proposer ENFIN une nouvelle interview. J'ai été très occupé ces derniers temps à cause des études et du CAPES comme vous avez pu le voir dans les précédents messages. Mais cet été, mon projet, ce sera l'interview de l'auteur de Pandora
 
Comment ai-je fait pour choisir l'auteur? Disons que l'idée m'est un peu tombée dessus par hasard. Tout s'est déroulé sur Internet et plus particulièrement sur facebook. J'ai tout d'abord découvert l'atelier Terra Nostra (dont nous parlerons dans une autre partie de l'interview) puis de fil en aiguille le projet de roman de l'auteur sur MyMajorCompany. L'idée de faire une interview m'est venu rapidement même si je ne l'ai pas proposé tout de suite à l'auteur. Puis cela s'est imposé à moi, il me semblait tellement logique de parler du projet dont j'avais connaissance comme je l'avais déjà fait pour d'autres d'auteurs auto-édités. Même, si, cette fois, le livre n'est pas encore paru, ce qui est assez atypique pour le souligner. 
 
Au début, je ne pensais faire qu'une interview de l'auteur mais au fur et à mesure que je découvrais son univers, je me suis dit qu'il serait dommage de se poser des limites. J'ai donc proposé à l'auteur de faire une série d'interview aussi bien au fil du temps qu'à travers ses différents projets. Ainsi, l'interview comporte pour l'instant trois parties, la première étant l'interview de l'auteur en elle-même puis dans quelques temps nous parlerons de l'atelier Terra Nostra, autre sujet très intéressant. Tout ceci, en attendant que je reçoive le livre, le lise et vous donne mon impression dans une dernière partie et peut-être d'autres impressions si cela est possible. 
 
Je vous laisse découvrir l'interview d'Yuna Minhai (l'auteur), qui a eu la gentillesse de répondre à mes questions. Je tiens à la remercier pour sa disponibilité et sa gentillesse.
Bonne lecture. 
 
Bonjour Yuna, pour commencer cette interview en bonne et due forme, peux-tu te présenter brièvement à nos lecteurs ? 

Mon nom de plume est Yuna Minhaï, j’ai 27 ans et j’écris depuis que j'ai 15 ans environ. J’ai toujours eu besoin de raconter des histoires, de mettre à l’écrit les récits qui se bousculaient dans ma tête, mais beaucoup de mes romans sont restés à l’état d’ébauche dans mes carnets sans que personne ne se doute de leur existence. Je suis passionnée par la musique, en particulier les bandes originales de films et les compositions de trailers, par l’état du Nevada et ses environs et, surtout, par les déserts de sable. Parallèlement à mes projets d’écriture, je suis artisane, et je trimballe ma petite échoppe féerique de ville en ville depuis maintenant quatre ans, en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Vivre de mes passions est très important pour moi.

Nous reparlerons de l'échoppe féerique dans la deuxième partie de l'interview. 
 
Yuna Minhaï est un pseudonyme mais d'où te vient-il ? 

Yuna Minhaï est un pseudonyme que je traîne depuis plus d’une dizaine d’années. A la base, c’était mon nom sur Internet, car j’étais réticente à l’idée de publier ma véritable identité. Et de fil en aiguille, il a fini par me représenter entièrement, je l’emploie également dans ma boutique et comme nom de plume. Je crois qu’il y a maintenant plus de gens qui me connaissent sous le nom de Yuna ou de Yu’ que sous mon véritable prénom ! Et je m’y reconnais tout à fait. Par contre, je ne saurais plus vraiment dire d’où il m’est venu, ça fait tellement longtemps... Il est devenu comme un second nom, si je pouvais l’inscrire à l’état civil, je le ferais ! 
 
Y-a a eu un élément déclencheur qui t'a poussé à écrire ? 

Oui, il y en a eu un : un cadeau que ma mère m’a fait. Quand j’étais petite, elle m’a offert sa machine à écrire. J’étais folle de joie ! J’ai commencé à mettre par écrit les histoires que je m’inventais auparavant et que je mettais en scène avec des figurines, ou autres. Je me souviens de la toute première histoire que j’ai écrite sur cette machine. Elle faisait 5 lignes, c’était l’histoire d’une feuille qui se détachait d’un arbre en automne et qui visitait le monde, portée par le vent. Je m’en souviens comme si c’était hier. Depuis, je n’ai jamais arrêté. La toute première version de Pandora a d’ailleurs été tapée sur cette machine, et j’avais pris soin de relier les pages à la main pour en faire une sorte de livre. J’en étais très fière ! Puis l’ordinateur et l’imprimante ont remplacé le “tac tac tac” répétitif de la machine, mais l’envie, elle, est toujours restée la même. 
 
Si tu devais te définir à l'aide de trois mots, lesquels choisirais-tu ?

Ouhla, difficile question ! Je dirais rêveuse, persévérante et exigeante.

Ton projet est aujourd'hui visible à travers le site MyMajorCompany, site de financement participatif. Mais je sais que le projet est bien plus ancien. Pourrais-tu nous expliquer la genèse de ce projet ?

Oh oui, il est beaucoup plus ancien puisque la toute première version du roman date de 1998 ! Il fait d’ailleurs partie de ces écrits restés au fond d’un carnet dont je parlais plus haut... C’est à cette époque que ma passion pour les déserts s’est transformée en véritable obsession : cette année-là, la chanson de l’été a été “Yakalelo” du groupe Nomads. Leur univers musical (surtout les morceaux “Orida” et l’intro de “Better World”), leurs couleurs et l’ambiance de leurs clips m’ont totalement subjuguée. Une vraie révélation...

Si vous avez envie de (re)découvrir Yakalelo du groupe Nomads, je vous invite à regarder le clip ci-dessous : g


J’avais déjà écrit quelques petits projets de livres pour enfants avant et j’ai eu envie de passer à quelque chose de totalement différent. Intégrer le désert comme thème central est devenu une évidence. A l’époque, le roman s’appelait “Dunes de Sable” et se divisait en 4 tomes, écrits de ma plume maladroite d’adolescente qui peinait à aligner trois mots.
Sans m’en rendre compte, j’avais posé les bases d’un univers qui a continué à grandir en moi et qui est devenu, au fil des ans, de plus en plus complet. Je n’ai jamais osé faire lire ces romans à personne, c’était un peu mon petit jardin secret. Au bout de quelques années, je suis passée à d’autres projets sur des thèmes très loin de celui de Pandora, mais cet univers est resté dans un coin de ma tête, il revenait sans cesse me titiller. En fait, je ne m’en suis jamais vraiment détachée. Vers 2008, l’obsession était devenue trop forte, j’ai replongé ! J’ai repris le roman depuis le départ, j’ai fait table rase, et je me suis replongée dans l’écriture. “Dunes de Sable” est devenu “Pandora Projet”. Un voyage dans le Nevada en 2012, et tout particulièrement dans le désert du Mojave, a fait se rejoindre mon imagination et la réalité... Et le roman est devenu ce que vous connaissez aujourd’hui. Quant à moi, je reste toujours autant obsédée par cet univers Et je sens que ça va encore durer longtemps...

Qu'est-ce qui t'attire dans l'Etat du Nevada ? Que possède cet État que les autres non pas ? 

Avant tout chose, un rappel géographique, le Nevada est un État de l'ouest des États-Unis d'Amérique. On peut le situer sur cette carte.



Je ne saurais pas trop l’expliquer. Je ne m’imagine absolument pas y vivre, mais il m’attire beaucoup. Bien sûr, il y a le désert du Mojave, son silence et son immensité, mais j’ai aussi eu un coup de cœur global pour ce qui s’en dégage, pour les couleurs de ses canyons et leurs formes, pour les découvertes que l’on peut y faire au détour d’une route. J’ai par exemple le souvenir d’un petit restaurant perdu au milieu de nulle part, à 30 minutes de Red Rock Canyon, l’”Old Nevada” qui m’a totalement charmée... Sans parler du coucher de soleil sur le désert en rentrant à Las Vegas... J’aime cette ville (qui n’existe d’ailleurs plus dans le roman), pas pour son effervescence et ses casinos, mais pour tout le reste, ce qu’on ne voit pas, ce qu’on ne connaît pas. Savais-tu qu’il y avait des tunnels, comme ceux que je décris dans le roman, qui serpentent sous la ville ? 
 
Non, je ne savais pas du tout. Mais voici quelques photos pour vous faire une idée du paysage. 
 


Le fameux coucher de soleil dont Yuna parle plus haut.

Question courte : choisis trois mots pour décrire Pandora Project et un chiffre ?
Hum, voyons... Je dirais :
-obsession
-murmure
-feu.
Quant au chiffre, je dirais 15. C’est le nombre de stylos verts que j’ai tués jusqu’à présent pour corriger le manuscrit.

Un petit résumé du livre pour donner envie à nos lecteurs de lire la suite ?
Pandora relate l’histoire de deux personnes, Ensaï et Heather, qui n’ont à priori rien en commun. Ensaï s’est un jour réveillé à Newport, une ville du New Hampshire, sans aucun souvenir de son passé. Il ne connaît rien de cette ville, s’y sent totalement étranger, et a l’impression de devenir fou. Il entend des voix, découvre des tatouages qui apparaissent sur son corps, perd connaissance régulièrement... Il va faire la connaissance de Ienzo, un newporter, qui va le prendre sous son aile et l’aider à retrouver son passé.
Heather, quant à elle, est une nomade du clan d’Ekkar, dans le Nevada. Elle porte sur elle toute la responsabilité de son village car elle est en passe de devenir maîtresse de celui-ci. Mais gouverner les siens est assez difficile lorsqu’elle ne parvient même pas à composer avec ses propres problèmes, sans compter que le peuple d’Ekkar est maudit depuis des milliers d’années et qu’une guerre interne se prépare entre ses partisans et une poignée d’opposants...
Mais leurs routes ne sont pas si éloignées qu’on ne le croit...

En ce qui concerne le côté plus littéraire du roman Pandora Project, dans quel genre le rangerais-tu ? J'ai vu les mots fantastique, anticipation, dystopie. Peux-nous expliquer ces termes ?
J’ai eu énormément de mal à classer le roman. C’est un mélange de tant de choses qu’il ne rentre pas vraiment dans une seule case. Et puis... Je n’ai jamais vraiment aimé les étiquettes ! Mais les genres les plus parlants que j’aie pu trouver sont le fantastique, la dystopie et l’anticipation. Le fantastique concerne surtout Ekkar, le désert du roman, avec l’apparition des “Akkaïs”, qui sont des sortes d’entités surnaturelles que l’on retrouve tout au long de l’histoire. Les ekkarates sont frappés d’une malédiction millénaire qui les a d’ailleurs forcés à se terrer dans le désert. La dystopie, quant à elle, concerne plutôt Newport, la ville. Celle-ci est dirigée par un homme despotique qui a totalement transformé le visage de la métropole depuis qu’il est au pouvoir. Pour te donner une idée de l’ambiance, je te conseille de regarder la série “Dark Angel”. La ville de Seattle dans la saison 1 a un peu la même atmosphère, le post-apocalyptique en moins pour Pandora. Enfin, je parle d’anticipation tout simplement parce que l’univers du roman est basé sur des extrapolations de notre monde actuel. Pas mal de choses m’ont touchée ces dernières années et ont fait écho avec mon roman. Newport était au départ totalement détaché de notre monde actuel, je ne parvenais pas trop à le situer dans le temps, mais petit à petit, les pièces du puzzle se sont assemblées et les faits qui animent Ekkar et Newport ont trouvé leur explication dans ce qui se passe de nos jours. Je pense notamment à des grèves, à un lock-out pendant que j’étais en voyage au Canada, à la désertification du Nevada... j’ai imaginé les conséquences que tout ça pouvait avoir dans des dizaines, voir des centaines d’années si l’on continuait dans la même voie. Tout y est passé : l’évolution des villes, du climat, des questions de politique, etc. Ce n’est pas pour autant un récit futuriste, cela dit, juste un background ! Il n’y a rien de futuriste dans Pandora, pas de voitures qui volent, pas de vaisseaux à la Star Wars, pas de machines ultra sophistiquées...
Background = arrière-plan dans la langue de Shakespeare

En regardant le projet, on voit que tu utilises de nombreuses technologies pour faire parler ton projet autrement que par le simple outil texte. Quel est celui que tu préfère ?

Oui, j’essaie d’aborder mon projet sous différents angles, je trouve cela très important car donne une idée globale de ce qu’est l’univers du roman et ça le fait “vivre” également. J’aime l’idée que les gens puissent “imaginer” à quoi ressemblent les lieux ou les personnages à la lecture d’un livre, mais il était très important pour moi aussi de montrer exactement ce que j’avais en tête. Tout est tellement précis et détaillé dans ma tête que je voulais essayer de rendre mon univers plus “matériel”. Il fallait que ça sorte de ma caboche !
J’ai une formation de graphiste et je dessine beaucoup pour mon plaisir personnel aussi, il était donc logique que je finisse par dessiner mes personnages à un moment ou à un autre. En plus, cela m’a aidé à écrire, notamment au niveau de la description des costumes ou du physique des personnages. Le dessin complète vraiment l’écriture. Il donne l’aspect visuel qu’un roman n’arrive pas à donner. Mais parfois, ce qui ressortait sur le papier n’était pas tout à fait ce que j’avais en tête, et c’est terriblement frustrant.
Je me suis alors tournée vers des supports plus “réalistes” en faisant des montages photo et des montages vidéo, sous forme de trailers ou de présentations des deux “mondes” : Ekkar, le désert, et Newport, la ville. Là, en revanche, c’est déjà plus délicat... Quand je dessine, je pars de zéro, c’est moi qui décide ce qui doit prendre forme ou non. Mais dans le cas d’une vidéo, vu que je n’ai ni les moyens ni la possibilité de filmer (ce n’est pourtant pas l’envie qui me manque), je me suis contentée de compiler des extraits de films, de clips ou de séries dont l’esthétique correspondait parfaitement à l’idée que je me faisais de mon univers. Parfois, au détour d’une vidéo trouvée sur le net, je me disais “mince, mais c’est exactement l’idée que je me fais de telle ou telle scène !” On aurait dit que certaines scènes avaient été tournées “exprès” ! C’est vraiment ce qui m’a permis de rendre “réel” mon univers... Mais, bien que je mette un point d’honneur à toujours citer mes sources, je peux à tout moment me faire taper sur les doigts par les maisons de production car je n’ai pas le droit d’utiliser ces vidéos, ce sont bien entendu des contenus sous copyright. C’est très frustrant ! Je n’ai fait qu’une seule vidéo de A à Z où tous les contenus m’appartiennent, c’est celle qui se trouve sur la page de présentation du projet My Major Company. Rien que de filmer la scène finale où l’on voit Heather (oui, c’est elle :p) ouvrir les yeux, m’a pris une soirée entière entre l’enregistrement et le traitement de l’image... Bien que j’en sois très fière, je la trouve forcément moins dynamique que les autres...


Enfin, il y a un troisième aspect, c’est la musique. J’aime faire découvrir une émotion, le trait de caractère d’un personnage ou l’atmosphère d’une scène à travers un morceau sélectionné. Chaque personnage et chaque lieu du roman a sa playlist attitrée, car je trouve que cela permet d’en découvrir les aspects sous un angle nouveau. La musique fait passer énormément de choses, elle ouvre l’imagination... Je ne sais pas s’il y a vraiment un inconvénient à cet outil car je n’ai même jamais eu de mal à trouver LE morceau idéal. Toute la playlist a coulé de source...
Au final, je crois qu’au-delà de l’écriture, l’outil que je préfère est la vidéo. C’est le plus difficile à gérer, comme je le disais, mais c’est aussi celui qui transmet le plus au niveau de l’ambiance et de l’esthétique. Je suis une acharnée qui essaie de rendre réelles les images que j’ai dans la tête...

Dans le trailer pour MMC, Heather que l'on voit dans le clip, c'est toi. Tu as fait ton maquillage toute seule ? Montreras-tu à tes lectrices comment le réaliser un jour et quels étaient les accessoires qui t'ont permis de te mettre dans la peau du personnage ? 

Oui effectivement, j’ai incarné Heather le temps d’une soirée ! J’ai fait mon maquillage toute seule, de même que la coiffure, le décor, le tournage, le montage et les effets spéciaux... Le tout en direct de ma salle de bains (à cause du grand miroir, très pratique pour m’auto-filmer) Je n’avais jamais pensé à réaliser un tutoriel sur son maquillage, je le trouve assez basique, mais après tout, pourquoi pas ? Un jour, peut-être... Quant aux accessoires, pour un plan si rapproché, ils n’étaient pas trop nombreux... Quelques foulards dans les cheveux, des perles de grenat (qui est une pierre très symbolique dans l’histoire), des bijoux, et surtout beaucoup de fond de teint, car je n’ai pas vraiment la peau mate et bronzée d’Heather ! Mon teint serait plutôt parfait pour les Bas-Fonds de Newport qui sont privés de soleil une bonne partie de l’année...

De nombreux médias portent aussi ton projet, je pense à aux réseaux sociaux : facebook, twitter, le site Internet ou encore MajorCompany ?
Chaque outil a ses avantages, ils permettent de mettre en avant le projet et de le faire connaître au plus grand nombre. Je pense notamment à Facebook, qui m’a bien aidé à développer Pandora depuis que j’ai crée la page. J’y ai rencontré des gens super sympas, dont certains m’aident maintenant à corriger le roman ou sont devenus de très bons amis. Cela permet surtout d’avoir des échanges et, plus important encore, des avis. Le projet ne se construit pas en solitaire, les commentaires des gens aident énormément à palier les faiblesse et à corriger les erreurs. Elle permet aussi de rencontrer les lecteurs potentiels, de faire leur connaissance, de tisser des liens... J’ai découvert par le biais de Twitter un auteur auto-édité, comme moi, dont j’ai lu le livre récemment et que j’ai beaucoup apprécié. De page en page, on crée une petite communauté...
Mais qu’il s’agisse de Facebook, de Twitter ou de My Major Company, le jeu est toujours le même : rien ne se fait par magie. Si on veut que la mayonnaise prenne, il faut s’en donner les moyens : il faut en parler, il faut être actif et régulier sur ces espaces, donner aux gens l’envie de revenir, ça ne se fait pas tout seul. Une page Facebook a vite fait de tomber dans l’oubli si son administrateur ne l’anime pas. C’est presque un travail à part entière et ça prend énormément de temps. C’est le même “inconvénient” pour tous ces sites, même pour les forums. Il faut être présent, sinon on se fait rapidement oublier. Je parcours souvent la rubrique “livres” de My Major Company pour découvrir les projets de mes confrères. Il y en a certains que je soutiens et que j’apprécie beaucoup, mais pour lesquels je suis très tristes car ils sont au point mort. Il n’y a aucune news sur MMC, pas de page Facebook ou une page à l’arrêt, sans interaction... C’est vraiment dommage, car ce sont des projets qui mériteraient de voir le jour et qui le pourraient s’il y avait un peu plus d’activité et d’implication. Créer un projet, que ce soit un roman ou, pour l’étape suivante, une page MMC, ne suffit pas. Il faut surtout le faire vivre, aller à la rencontre des gens, provoquer les rencontres, susciter l’intérêt... Ce n’est vraiment pas facile...

Pour suivre Pandora Projet et Yuna Minhai, je vous invite à vous rendre sur :
-Le site Internet : http://pandora.blindsymphonia.net/
Il y a également une Newsletter à laquelle on peut s'abonner à partir du site Internet.

Nous avons abordé la question des différents médias, mais je n'ai pas vu de forum ? Est-ce que tu trouves que les forums sont des outils un peu « dépassés » ou n'as-tu simplement pas le temps de tout gérer ?
Non, je ne pense pas que les forums soient des outils dépassés, bien que Facebook en ait certainement accéléré la désertion de mon point de vue, avec les pages et les groupes de discussion. Non c’est clairement une question de temps. Qu’il s’agisse de participer à un forum ou d’en administrer un, c’est quelque chose qui demande énormément de temps. J’ai été admin d’un forum (sur un tout autre thème) pendant plus de 7 ans, je sais donc à quel point c’est chronophage ! Je ne voyais pas trop l’intérêt de créer un forum sur Pandora car je trouve la page Facebook suffisante pour créer de l’interaction pour un thème aussi spécifique. En revanche, j’ai souvent pensé à m’inscrire sur des forums littéraires ou consacrés à l’auto-édition, pour partager des expériences, avoir des réponses plus “techniques” à mes questions, découvrir les projets des autres et faire connaître le mien, mais c’est clairement le temps qui m’en a dissuadé. Du coup j’ai du faire un choix, et j’ai décidé de faire sauter cette variable.

Que représente ton projet pour toi ? Explique nous un peu le concept.

Pandora Project”, c’est vraiment mon bébé. C’est le fruit de quasiment 15 ans de travail et c’est l’univers dans lequel je me suis le plus investie depuis que j’ai commencé à écrire. De tous les projets que j’ai pu lancer, c’est celui auquel je suis le plus attachée. Je parle d’”univers” davantage que de “roman” car il y a tellement de choses qui gravitent autour du livre que ce serait trop réducteur de le limiter simplement au texte. Comme je le disais au-dessus, au-delà de l’écriture, il y a des images, de la musique, des vidéos, des informations annexes qui gravitent autour du livre. Il y a tout un background que je n’ai pas forcément réussi à retranscrire dans le livre, parce que sinon, il serait passé de 800 à 3000 pages ! Je compte d’ailleurs compiler tout ce joyeux bazar dans un livre annexe, le “Liber eX Pandora” qui regroupera des dessins, des croquis, des informations, des scènes annexes, des anecdotes... Une espèce d’encyclopédie de l’univers de Pandora, en somme. Comme ça, juste par plaisir d’approfondir les choses.
J’en parlais un peu plus haut, il y a eu énormément de “hasards” qui m’ont poussée en avant dans l’approfondissement du scénario, des légendes et de l’histoire qui soutiennent les deux lieux : des morceaux de musique, par exemple, à l’écoute desquels des scènes me sont venues d’un coup, comme s’ils étaient faits pour coller à mon récit. J’ai parfois eu l’impression d’être spectatrice d’une scène que je ne contrôlais pas, et que je n’avais ensuite plus qu’à retranscrire... Il y a eu les extraits vidéo qui ont fait “tilt” et il en a été de même pour certaines personnalités qui incarnent à mes yeux l’un ou l’autre personnage à la perfection. C'est d’ailleurs très étrange de me retrouver face à eux en chair et en os ! Encore une fois, c’est un peu comme si fiction et réalité se rencontraient.
Et puis il y a eu un déclic, et Pandora est tout d’un coup devenu une histoire à partager et à raconter, plutôt qu’un projet secret enfermé dans un coin de ma tête. J’ai alors décidé de l’auto-éditer, pour continuer à maîtriser l’ensemble du projet et faire en sorte qu’il soit exactement comme je l’avais imaginé, jusqu’à la texture du papier pour le livre... Je ne m’imagine pas laisser un tiers décider du moindre détail. D’auteur, je me transforme en maquettiste, en responsable de communication, en attachée de presse... Quasi en imprimeur, si je pouvais ! Je suis tellement attachée à ce projet que je veux pouvoir choisir exactement ce que je souhaite. Si Pandora était mon fils, je serais une horrible mère poule ultra protectrice !!!
Mais la liberté a un prix, et je ne roule pas sur l’or... Pour arriver à réaliser ce rêve et à partager cette histoire, j’ai pensé à My Major Company. L’idée du financement participatif me plaît, car les projets qui sont soumis sur cette plate-forme n’existent pas uniquement parce que leur auteur en a décidé ainsi, mais aussi et surtout parce que des gens ont voulu les soutenir, parce qu’ils y croient et qu’ils ont envie de les voir se réaliser... C’est grâce aux contributeurs qu’un projet voit le jour. Et c’est grâce à mes contributeurs que Pandora va devenir réalité, lui aussi ! Je trouve que c’est le plus beau des cadeaux...

Tu parles d'un déclic pour la réalisation de ton projet à travers MMC, quel a été ce déclic ?
Le déclic concerne davantage ma volonté d’auto-éditer le livre que celle de m’inscrire sur My Major Company, car MMC est intervenu bien plus tard (le livre a d’abord été édité en publication à la demande pendant un an, de mars 2011 à mars 2012, avant que je ne me décide à le retirer de la vente, à le corriger et à le re-publier définitivement avec l’aide de MMC). En fait, comme je le disais, j’ai très souvent écrit pour moi. Je pense que les gens ne connaissent même pas 10% de ma production littéraire car il y a beaucoup de récits que j’ai gardés “secrets”. J’avais déjà auto-publié quelques petites choses auparavant, mais Pandora est mon premier GROS projet. Il faut savoir que j’ai un point de vue très particulier sur la notion d’écriture : je pense que l’on peut être tour à tour créateur d’un univers et de personnages dont on a envie de raconter l’histoire, ou transmetteur d’un univers qui nous est “murmuré” au creux de l’oreille... La rédaction de Pandora a été faite de tant de “hasards”, de situations incongrues et de visions tellement claires que j’aurais pu m’y trouver en chair et en os que j’ai un peu l’impression de ne faire que raconter une histoire qu’est passée “ailleurs”. C’est un peu étrange, dit comme ça, j’en conviens Mais j’ai la sensation que, même si c’est moi qui dirige la forme, le fond, lui, est venu naturellement à moi. C’est une histoire que j’ai envie de transmettre comme elle m’est venue auparavant, de raconter à mon tour.

Nous évoquions ton aventure avec MyMajorCompany, peux-tu nous en dire plus ? Tu as dépassé ton objectif des 100% très rapidement. Comment fais-tu pour animer ce projet ?
Oui en effet, les 100% ont été atteints en 5 jours à peine ! Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi fulgurant, j’avais prévu plein de petites choses pour animer la page à des paliers symboliques (25%, 50% etc), mais c’est allé tellement vite que je n’ai même pas eu le temps de les mettre en place. Je n’en reviens toujours pas ! Cette aventure m’a beaucoup touchée, et me touche toujours puisqu’elle n’est pas finie, car j’ai vu non seulement des amis ou des connaissances du Net m’aider à financer le projet, mais aussi des gens qui me sont totalement inconnus, qui sont passés par là par hasard ou qui suivent le projet dans l’ombre sans qu’on se soit jamais rencontrés, et qui ont participé aussi. Il s'agit d'un commentaire, d'un encouragement ou d'une contribution. C’est génial ! Au niveau de l’animation, ça passe par plusieurs petites choses, un peu les mêmes que pour la page Facebook : publication d’extraits, organisation de concours avec des lots à gagner, mise en ligne de photos, de goodies etc... Il y a plein de choses à faire pour rendre cette page active et je n’ai pas terminé.
La jauge sur MMC est aujourd'hui à 220% ce qui représente 4 403€. Il reste 89 jours donc vous savez ce qu'il vous reste à faire si vous avez envie de participer. 

Quels sont les étapes que tu as du surmonter pour que ton projet voit le jour ? J'entends pas là des choses comme le choix de la couverture, l'imprimeur, etc. Quels sont les étapes qu'ils te restent à accomplir ?
Oh, il en reste encore beaucoup ! Au niveau du choix de la couverture (et de sa conception), ça n’a pas vraiment été trop dur à surmonter car j’ai une formation de graphiste. J’ai donc pu créer la couverture exactement telle que je la voulais, idem pour tout ce qui concerne l’esthétique liée à Pandora (goodies, site web, etc). Au niveau de l’imprimeur, en revanche, c’est toujours le parcours du combattant ! J’hésite actuellement entre trois imprimeurs, et je pense que mon choix ne se fera que lorsque le projet MMC aura touché à sa fin et que je connaîtrai mon budget final. J’ai dû contacter plus d’une trentaine d’imprimeurs de France et d’ailleurs, en leur exposant mon projet pour obtenir des devis. J’en ai vu des vertes et des pas mûres, comme on dit ! Des devis exorbitants aux réponses par la négative, des gens vraiment pas sympas au silence radio... Il y a vraiment de tout dans ce domaine et le fait que je sois très exigeante sur le rendu et les finitions spécifiques n’arrange en rien mon affaire. Mais j’ai sélectionné 3 imprimeurs super sympas, patients et performants qui peuvent me réaliser exactement ce que je souhaite. C’est ma jauge MMC qui déterminera le “vainqueur” Sinon, il me reste encore pas mal d’étapes, mais surtout des choses “techniques”. Au final, l’écriture d’un roman prend du temps, mais ce n’est rien en comparaison de tout ce qu’il y a à faire à côté lorsqu’on s’auto-édite. En amont je pense notamment à la correction, que je suis en train de faire et qui est presque aussi longue que l’écriture elle-même, la re-mise en page... Mais je pense aussi au côté plus “administratif” (ISBN, dépôt légal etc) à tous les échanges qu’il y aura avec l’imprimeur jusqu’au tirage... Et en aval, car une fois le livre publié, l’aventure ne fera que commencer, il y aura la mise en ligne sur les plateformes de vente, la communication, la promotion, les déplacements sur des salons, les démarchages de libraires locaux (ou pas locaux !), etc etc... Autant dire que je n’en ai pas encore fini avec ce projet ! Mais quand on aime, on ne compte pas ! 
 


Et voilà l'interview prend fin. Un dernier mot.



Eh bien tout d'abord je tenais à te remercier de m'avoir proposé cette interview, je me suis prêtée au jeu avec grand plaisir. Et merci à tous ceux qui suivent et soutiennent mon projet, de quelque manière que ce soit, car c'est grâce à vous qu'il existe et que j'ai la motivation de le poursuivre depuis tant d'années. Le livre sera certainement publié à la fin de l'année, j'attends vos avis avec la plus grande impatience et j'espère de tout cœur que cet univers vous plaira !
Sur ces derniers mots, je vous dis à bientôt pour la deuxième partie de l'interview qui portera sur l'atelier Terra Nostra. 

-Zélie-  

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samedi 12 janvier 2013

Qu'est-ce qu'un livre ?



Cet article a été écrit pour l'édition du mois de janvier 2010 du webjournal où je suis rédac' Livres. 

Ce mois-là, je me suis dit que j’allais explorer les profondeurs de la rubrique en me posant LA question cruciale mais Qu’est-ce qu’un livre ?

Selon le dictionnaire (ça marche avec n’importe lequel…) le mot « livre » associe la définition suivante : unité de poids de mesure variable… (Heu….ça ne doit pas être celle-là) Ah la voilà !!!. Un livre est un assemblage de feuilles imprimées et réunies en un volume, broché ou relié. (C’est déjà plus clair, hein….Non, c’est pas clair, Hummm, vous êtes dur…..Une autre définition peut-être….). Un livre est un document écrit transportable, formant une unité et conçu comme tel. Ses pages sont le plus souvent faites de papier ou de carton. (Vous ne voyez toujours pas……Alors aux grands maux, les grands remèdes). La définition de l’Académie française : Un livre est un assemblage de feuilles manuscrites ou imprimées destinées à être lues. Et pour les latinistes, le mot « livre » vient du latin liber, libri, m. qui signifie livre, tout simplement.

Pour égayer et approfondir un peu plus cet article, j’ai demandé une petite contribution à quelques personnes, elle devait me donner leur propre définition du livre, les voici :

J'ai demandé sa définition d'un livre à une bibliothécaire : elle m’a renvoyé vers un entretien entre Roger Chartier et Ivan Jablonka en date du 29/9/2008, voici le lien : Le livre, son passé, son avenir, l’article est très intéressant à lire (12 pages) mais d’un niveau un peu élevé. Pffffiiioooouuuu !!!!

Il s'agit de la définition de mon frère : Un livre est un ensemble composé de quatre couvertures et de pages. Sur ces pages sont imprimés des mots, ces mots sont insufflés d’une vie par l’auteur qui répand un peu de son âme dans chaque phrase. Cet ensemble forme une histoire de quelque thème que ce soit, cette histoire est une porte vers un autre monde, une fenêtre sur l’imaginaire ou l’histoire. Chaque livre est un monde unique. Il s'agit de la définition de mon frère (Quelle poésie!!!)

La prochaine définition est celle de nanet, auteur de La complainte d'Irwan : Avant de donner ma propre définition du livre, j’ai voulu savoir ce que les dictionnaires en disaient. Je suis effarée ! Le livre se définit par « une réunion de plusieurs feuilles servant de support à un texte manuscrit ou imprimé » (Littré).
Je comprends, bien sûr qu’il s’agit là de la forme, de l’objet… mais un livre, c’est bien plus que cela. Un livre c’est du savoir, de l’histoire apportée pour que nous puissions apprendre et tirer les leçons du passé, des explications plus ou moins complexes sur des sujets aussi variés que l’art culinaire ou les atomes. Il permet de transmettre du sens, des connaissances. C’est un outil de communication, un pont entre un auteur et ses lecteurs.
Mais cette définition reste prosaïque et oublie un point fort important, car pour moi, outre la valeur instructive d’un livre, je voudrai surtout en retenir sa propension au rêve. Voilà, si un seul mot devait ressortir, ce serait ce dernier. Un livre c’est une porte vers l’imaginaire, c’est une histoire inventée par un auteur et qu’il offre à nos sens, à notre émotion, pour que nous puissions vivre pleinement, aimer, vibrer. Jules Renard en disait ceci : « Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux ». Et je crois que c’est une bien belle définition.
Alors, un livre, c’est tout simplement pouvoir enfin vivre libre et sentir son cœur qui vibre au fil des mots.


La dernière définition me vient de Betty qui travaille dans l'édition : D'un point de vue éditorial, le livre se résume surtout à une fabrication très technique, il devient vraiment "objet".
Le travail effectué dessus, du début à la fin, fait appel à des connaissances très particulières, envoyant parfois le côté poétique d'une œuvre aux oubliettes.
Un livre, pour un éditeur, c'est avant tout un auteur, un travail de lecture, de relecture et de corrections de longue haleine, puis beaucoup de choix : graphiques, commerciaux, etc. Il faut penser papier, typographie, encrage, marges, interlignage, toutes ces petites choses que le lecteur perçoit comme un ensemble. Puis une fois l'objet terminé, l'éditeur voit le livre en terme de chiffres, parce que l'intérêt principal d'un éditeur, après la passion, c'est que l'ouvrage se vende !



Comme vous avez pu le constater, la définition du mot livre a été très difficile à donner par chacune des personnes interrogées, peu de personnes se sont déjà posée la question et ceux qui l’ont fait ont chacun une définition différente du voisin.

Si l’envie vous prend de vous essayer à l’écriture de votre définition, écrivez-là dans les commentaires. 
 
Donc commençons, pour l’instant, nous ne verrons que la partie extérieure du livre. Comme vous avez sans doute déjà remarqué, le mot commun aux trois définitions est le mot feuille.




Une feuille est l’outil de base du livre, à ne pas confondre avec page (une page regroupe les deux côtés d’une feuille de papier). Une feuille est un morceau de papier rectangulaire sur lequel on écrit ou on imprime. Une partie un peu technique….le papier est fait de fibres végétales réduites en une pâte étalée et séchée en couche mince, et qui sert à écrire, à imprimer ou à envelopper.

Sur la feuille est écrit le texte, ensemble de termes, de phrases constituant un écrit, une œuvre. Une phrase est une unité élémentaire d’un énoncé, formée de plusieurs mots ou un groupe de mots (proposition) dont la construction présente un sens complet. Quant à la plus petite unité, le mot, c’est un élément de la langue constitué d’un ou plusieurs phonèmes et susceptible d’une transcription graphique comprise entre deux blancs (là c’est la partie linguistique).

C’est sur cette feuille qu’écrit l’auteur. Quand un auteur écrit un livre, on l’appelle écrivain. Petite bizarrerie française, le mot écrivaine n’est pas reconnu par l’Académie française (Je vous en parlerais une autre fois), elle préfère employer le terme de femme écrivain ou même écrivain tout court (Macho !!!!Va !!!!  )
Maintenant découpons le livre (Enfin juste en image  … sinon les bibliothécaires ou vos parents ne vont pas être très contents)

Que voit-on en premier quand on prend un livre dans ses mains…
...le titre


Bien !!!!Le titre d’un livre est souvent ce que l’on regarde et c’est aussi grâce à lui que notre choix se porte sur tel ou tel livre. Le titre peut être un mot, une expression, une phrase servant à désigner une œuvre littéraire. Un exemple,




Le titre ici est Da Vinci Code. On reconnaît assez facilement un titre, il est souvent écrit très gros et avec une forme différente du nom de l’auteur.
Ensuite, ce qui attire notre regard, c’est la couverture.




Bon, là, la couverture ne porte rien mais le plus souvent, il y a une illustration du contenu du livre ce qui en fait un argument de vente, la couverture d’un livre permet aussi de protéger le livre des p’tites mains.



Le nouveau livre de Jean-François Parot, le Noyé du Grand Canal avec le commissaire Le Floch  en personne, j’adore la couverture qui représente très bien l’intitulé du livre ainsi que le décor de l’action


Quand on observe un livre, souvent sur la couverture, il y a le titre, l’auteur et la maison d’édition avec son logo. Mais qu’est-ce que l’édition ? 

L'édition littéraire consiste à choisir des textes, les imprimer et les commercialiser. Les textes peuvent être anciens ou modernes, des originaux ou des commandes. Le support est en grande majorité le papier et le livre. (Je vous expliquerai un peu plus tard le trajet d’un livre) On l’appelle le plus souvent maison d’édition, c’est une entreprise ou une association dont l’activité principale est la production et la diffusion de livres. L’activité est donc liée à l’édition de documents. Les plus prestigieuses maisons d’éditions sont Albin Michel, Armand Colin, Belin, les Belles Lettres, Fayard, Flammarion, Gallimard, Hachette, Hatier, Larousse, Nathan, Pocket, la célèbre enfin pour moi : PUF (presses universitaires de France) et Robert. Bon, normalement, je n’ai oublié personne mais bien sûr, il en existe beaucoup éditeurs d’autre moins connues mais qu’il serait bon de découvrir. Une maison d’édition peut se spécialiser ou non dans un domaine. Par exemple, la maison d’édition Amalthée est spécialisée dans les romans historiques.

Chaque livre comporte obligatoirement un numéro d’ISBN que l’on trouve non loin le plus souvent du code barre, ce sigle étrange est un mot anglais dont les initiales reportent à International Standard Book Number. Bon, c’est encore de l’anglais et assez incompréhensible pour les p’tits Frenchies. En français, ISBN signifie numéro international normalisé du livre. C’est un numéro international qui sert à identifier, de manière unique, chaque livre publié. Il est destiné à simplifier la gestion informatique du livre : bibliothèques, libraires, distributeurs, etc. Ce numéro sert à simplifier les démarches administratives comme l’achat d’un livre ou sa vente. Heu…Juste pour prévenir, je n’ai fait qu’égratigner le numéro d’ISBN, nous aurions aussi pu parler de son obtention et de sa législation mais bon ce n’est pas un cours de littérature…

Cet article parlant du livre, je me dois de parler du premier livre paru au monde. Vous l’avez sans doute vu en cours d’Histoire avec un certain Gutenberg…si, si, c’est celui qui a inventé l’imprimerie presque en même temps que Christophe Colomb découvrait l’Amérique, ça vous revient…le premier livre imprimé, c’est la Bible. Par contre, le premier livre écrit, je n’en ai aucune idée…même si ça doit tourner vers le moment de l’invention de l’écriture, soit….soit…..entre la préhistoire et l’histoire (ou l’Antiquité), l’une des premières formes d’écritures attestées est l’écriture cunéiforme de l’Empire Sumérien aux environs de l’an 3300 a.v J.C., mais entre l’invention de l’écriture et la rédaction du premier livre, il y a un monde et un grand. Si vous voulez en savoir plus, un p’tit site très intéressant sur l’écriture : Histoire de l’écriture

PS : S’il vous plait d’en savoir plus, lisez Madeleine Sauvé et son livre Qu’est-ce qu’un livre ? De la page blanche à l’achevé d’imprimer. Elle a examiné le livre sous toutes ses coutures. Non seulement, elle explique avec rigueur et brio comment les livres sont faits, mais on montre aussi, à l’occasion, exemples à l’appui, comment ils devraient l’être. Madeleine Sauvé a étudié de la dédicace aux notes de référence, du titre à la quatrième de couverture en passant par l'avant-propos, l'épilogue, les figures, la bibliographie, bref, de la première page à la dernière.

  C'était Zélie en direct de sa bibliothèque.
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samedi 1 septembre 2012

[Interview]Les enfants du volcan de Bernard Simonay


Coucou, voici l'article prévu pour le 1er septembre. Bonne lecture !!! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, juste en dessous de l'article !!!

Au hasard de mes choix dans ma bibliothèque préférée, j’ai pris un livre, que j’ai ensuite laissé de côté deux ou trois jours, le temps de finir les autres. J’ai repris ledit livre, je l’ouvre et là, je le dévore (miam !!!). Après lecture du livre, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose de plus. Je me suis rendue sur le site Internet de l’auteur pour en savoir un peu plus sur lui : Bernard Simonay, site officiel. Le site est très complet avec le premier chapitre pour chaque livre (comme ça, si vous souhaitez vous faire un avis avant, vous pouvez). J’ai constaté que l’on pouvait le contacter, je me suis donc laissée tenter. Après réponse, très rapide de sa part, je me suis permise de lui envoyer quelques questions, à laquelle il a eu la gentillesse de répondre. Elles se trouvent un peu plus bas dans l’article. Mais tout d’abord, présentation.


Biographie de l’auteur : Elle sera succincte car je vous invite à aller lire celle qu’il a écrite lui-même. Bernard Simonay est un écrivain français né en 1951 à Paris (un parisien, mais un parisien campagnard !!!). Il a fait des études de maths avant de commencer à écrire sa première œuvre Phénix, publié en 1986 (et oui, je n’étais pas née), les deux autres tomes de la trilogie suivront à deux ans d’intervalle. Ils formeront Le cycle de Phénix, trilogie de fantasy. Voici sa photo pour pouvoir le reconnaître dans la rue ou dans un salon (du livre).


Je vais maintenant vous laisser lire le résumé du livre : Les enfants du volcan.

Résumé du livre : La Chaîne des volcans d’Auvergne, il y a huit mille ans… Noï-Rah, (l’héroïne) dont le nom signifie « celle-qui-apporte-la-lumière », a dix ans et vit dans un petit village de pasteurs agriculteurs. Au moment de sa naissance, une prophétie a prédit qu’elle apporterait de profonds bouleversements dans l’existence des siens. Enlevée par les khorgs qui habitent le pays inquiétant où les montagnes crachent le feu, elle va vivre de multiples aventures, affronter des ennemis impitoyables acharnés à sa perte, mais aussi rencontrer l’amour et la passion. Son intelligence remarquable lui permettra de faire plusieurs découvertes, comme l’écriture. Son courage la poussera à prendre la défense des plus faibles face à la brutalité du terrible Rogh, chef de la tribu des chasseurs. Mais surtout, un lien étrange la relier a à un volcan, l’impressionnant Pa’hav, dont tous redoutent les colères. Cette relation singulière fera d’elle une femme hors du commun, appelée à devenir la mère d’une nation.

Interview :

Lize : Pourquoi avez-vous choisi de travailler sur le thème de la préhistoire ?

Bernard Simonay : J’ai toujours aimé les romans sur la préhistoire, ceux de Rosny Aîné comme ceux de Jean Auel. J’aime aussi beaucoup l’Auvergne des volcans. Sachant que certains d’entre eux étaient encore en activité il y a 6000 ans, j’ai eu envie d’aller y faire un tour. 6000 ans, c’est une fraction de seconde en regard de la durée de vie de la Terre. Et ces volcans ne sont pas éteints, ils ne sont qu’endormis. Il est très possible que l’un d’eux décide de se réveiller un jour ou l’autre…

Lize : J'ai vu à travers la liste de vos livres que les sujets de vos livres sont assez différents les uns des autres, comment faites-vous pour les choisir ?

Bernard Simonay : Le choix des thèmes de mes romans ? C’est un peu comme un voyage. Selon que l’on se rende en Asie, en Afrique ou en Antarctique, le décor sera différent. Et j’adore voyager. Pour un roman, il faut aussi rajouter la dimension temporelle, l’époque. Cela fait beaucoup de critères sympathiques pour organiser un voyage « littéraire ». Je me laisse guider par l’intuition, par l’envie d’aller quelque part, à une époque donnée. Pourquoi ? Mystère. L’intuition est un phénomène que l’on a beaucoup de mal à expliquer. L’idée d’un roman surgit d’un coup, comme ça, sans qu’on sache pourquoi. Mais quand elle surgit, tout se met en place comme par miracle.

Lize : Les enfants du volcan est un livre riche en renseignements sur les techniques et les inventions de l'époque. Quelles inventions ou techniques avez-vous le plus (re)découvert, hormis l'écriture (bien entendu) ?

Bernard Simonay : Toutes celles qui étaient connues à l’époque, la poterie, le tissage, la construction des maisons, l’utilisation de certains outils et de certaines armes, comme l’arc, qui commençait à peine à remplacer l’antique propulseur. La sédentarisation a obligé les hommes à faire preuve d’inventivité pour améliorer leurs conditions de vie.

Lize : L'Auvergne, où se déroule l'ensemble du roman, est une magnifique région, vous y êtes-vous rendu pour vous imprégner de l'atmosphère ?

Bernard Simonay : Plusieurs fois. J’ai aussi beaucoup lu et vu des documentaires, pour découvrir des petits détails intéressants, comme ces grottes qui soufflent de l’air glacial à proximité même des volcans.

Lize : J'ai lu le roman préhistoire Les enfants de la Terre de Auel, l'avez-vous lu ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ?

Bernard Simonay : J’ai lu la série, sauf le dernier. C’est excellent. Je pense qu’il est difficile de faire mieux. C’est pour cette raison que j’ai choisi une autre époque, celle qui précède la période historique. Jean Auel réunit tous les ingrédients qui font les grands romans : une héroïne volontaire, belle et attachante, des coups de théâtre, une grande richesse dans la création de l’atmosphère et du décor, des rebondissements et une exploitation exhaustive de tous les thèmes de la préhistoire. C’est aussi une histoire intemporelle, qui décrit tout ce que peut rencontrer une femme dans notre monde. Et l’époque n’y change rien, même si le machisme a tendance à reculer aujourd’hui. Il y a encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir nous prétendre civilisés.

Lize : J'ai vu que vous aviez mis un peu de vous-même dans votre livre avec la référence aux renards de votre enfance. Mettez-vous toujours une référence aussi précise dans vos autres romans ?

Bernard Simonay : C’est une coïncidence involontaire. Je n’aime pas parler de moi dans mes romans. J’évite même d’utiliser des prénoms de mon entourage, afin que mes proches ne se croient pas « inclus » dans mes romans.

Lize : Une dernière petite question : A quelle fréquence écrivez-vous ? (je sais que ce n'est pas toujours régulier mais en règle générale). Avez-vous un moment de la journée où vous aimez écrire plus qu'à d'autres moments ? Avez-vous un lieu où vous aimez écrire également ?

Bernard Simonay : J’écris en moyenne 3 romans tous les 2 ans. Je n’ai pas de moments privilégiés. L’inspiration n’a pas d’heure. J’écris généralement dans mon bureau, mais je peux aussi prendre des notes ou même écrire des chapitres à l’extérieur, dans un café ou un restaurant quand je suis en déplacement. Le bruit ne me gêne pas. Quand j’écris, je n’entends plus ce qui se passe autour de moi.

Mon avis: Les enfants du volcan est un BON livre. Il nous dépayse, il nous transporte dans l’époque. Les personnages sont attachants, on a envie de savoir ce qui va leur arriver. Les descriptions sont bien faites, ce qui nous permet de voir les paysages décrits ou les personnages, les outils, les animaux. Il réunit tous les ingrédients qui font un bon livre. A lire !!! (N’oubliez pas que vous pouvez aussi me donner votre avis par hibou).

Je vous laisse admirer Pa’hav/Pavin, héros de ce roman.

Zélie

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lundi 20 août 2012

Premier Article Littéraire écrit (été 2006)

Parce que cet article a beaucoup de valeur pour moi, je tiens à vous le faire partager. 
Il s'agit de mon tout premier article. 
Écrit pendant de l'été 2006 (presque 6 ans maintenant), l'été de mon BAC en somme  et publié pour la première édition du web-journal, le Pidi. 
Un gros wub à Avrildemai qui a commencé l'aventure avec moi !!!
Voici sans plus attendre mon premier article. 
Attention, il est publié ici tel qu'il a été publié sur le site, aucune retouche n'a été faite.  
 

Treize à la douzaine de Ernestine et Franck Gilbreth.



(Traduit de l’américain sous le titre de Chaper by The dozen)


Première édition: 1949
Prix Scarron:1951
Collection: Folio
Genre: Histoire vraie, humour
Connaissez-vous une famille nombreuse où tout le monde a les cheveux roux?

Et non, raté, ça n’est pas les Weasley. Ce n’est pas eux, mais une famille moldue très originale.
Mr et Mrs Gilbreth, tout deux spécialistes du rendement avaient décidé le jour de leur mariage qu'ils auraient 12 enfants. Et ainsi fût fait. Six filles et six garçons vinrent au monde de 1906 à 1922. Douze petits rouquins prénommés Anne, Marie, Ernestine, Marthe, Franck, Bob, Liliane, Fred, Daniel, Jack, Robert et Jane. Le père, obsédé par le rendement, croit pouvoir gérer sa famille comme on gère une entreprise, pour cela il regorge d'inventivité.
Un exemple parmi tant d’autres, pendant leurs vacances, Mr Gilbreth tente d’enseigner le morse à ses enfants de manière ludique. Pour cela, il s’amuse devant ses enfants ébahis à dessiner d’étranges traits sur les murs ou sur le plafond. L’alphabet morse est ainsi inscrit au dessus de leurs lits et c’est sans aucune contrainte que leur cerveau retient les différentes combinaisons. Pour amuser ses enfants, et améliorer leur alphabet par le jeu, le père dispose des messages codés un peu partout dans la maison. Les enfants se laissent entraîner dans cette chasse au trésor instructive malgré leurs première réticence à un nouvel apprentissage, s’amusant à déchiffrer les multiples messages dans l‘espoir d’obtenir une surprises qui parfois laissait place à une déconvenue. C’est ainsi que les aînés Gilbreth apprirent l’alphabet morse jusqu’à le connaître sur le bout des doigts à la fin de leurs vacances.


Mais leur père avait plus d’un tour dans son sac, et ses enseignements ne s’arrêtèrent pas là. Il leur fit également apprendre à manœuvrer un bateau et … nous n’en dirons pas plus! Nous vous laissons savourer par vous-même les multiples petites anecdotes qui font toute la saveur de l’histoire. Et découvrir par vous-même que les ressources de Mr Gilbreth allaient bien plus loin que l’enseignement de ses enfants, comment apprendre une langue étrangère en se brossant les dents ? Soigner à la chaîne toute une famille atteinte de rougeole ? Enlever les amygdales en série ?
Vous ne nous croyez pas? Alors foncez lire par vous-même les aventures de cette famille extraordinaire. 


Et si vous aimez le livre, sachez qu’il existe une suite:
Six filles à marier, des mêmes auteurs, dans la collection « livre de poche jeunesse«.
A voir également, malgré l’éloignement total avec le livre, le film Treize à La douzaine 1 & 2 avec Helen Hunt, Steve Martin, Hilary Duff et Tom Welling.
En espérant que cet article vous a plu. Et vous a rappelé de bons souvenirs !!!!
 
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