mercredi 12 septembre 2012

samedi 1 septembre 2012

[Interview]Les enfants du volcan de Bernard Simonay


Coucou, voici l'article prévu pour le 1er septembre. Bonne lecture !!! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, juste en dessous de l'article !!!

Au hasard de mes choix dans ma bibliothèque préférée, j’ai pris un livre, que j’ai ensuite laissé de côté deux ou trois jours, le temps de finir les autres. J’ai repris ledit livre, je l’ouvre et là, je le dévore (miam !!!). Après lecture du livre, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose de plus. Je me suis rendue sur le site Internet de l’auteur pour en savoir un peu plus sur lui : Bernard Simonay, site officiel. Le site est très complet avec le premier chapitre pour chaque livre (comme ça, si vous souhaitez vous faire un avis avant, vous pouvez). J’ai constaté que l’on pouvait le contacter, je me suis donc laissée tenter. Après réponse, très rapide de sa part, je me suis permise de lui envoyer quelques questions, à laquelle il a eu la gentillesse de répondre. Elles se trouvent un peu plus bas dans l’article. Mais tout d’abord, présentation.


Biographie de l’auteur : Elle sera succincte car je vous invite à aller lire celle qu’il a écrite lui-même. Bernard Simonay est un écrivain français né en 1951 à Paris (un parisien, mais un parisien campagnard !!!). Il a fait des études de maths avant de commencer à écrire sa première œuvre Phénix, publié en 1986 (et oui, je n’étais pas née), les deux autres tomes de la trilogie suivront à deux ans d’intervalle. Ils formeront Le cycle de Phénix, trilogie de fantasy. Voici sa photo pour pouvoir le reconnaître dans la rue ou dans un salon (du livre).


Je vais maintenant vous laisser lire le résumé du livre : Les enfants du volcan.

Résumé du livre : La Chaîne des volcans d’Auvergne, il y a huit mille ans… Noï-Rah, (l’héroïne) dont le nom signifie « celle-qui-apporte-la-lumière », a dix ans et vit dans un petit village de pasteurs agriculteurs. Au moment de sa naissance, une prophétie a prédit qu’elle apporterait de profonds bouleversements dans l’existence des siens. Enlevée par les khorgs qui habitent le pays inquiétant où les montagnes crachent le feu, elle va vivre de multiples aventures, affronter des ennemis impitoyables acharnés à sa perte, mais aussi rencontrer l’amour et la passion. Son intelligence remarquable lui permettra de faire plusieurs découvertes, comme l’écriture. Son courage la poussera à prendre la défense des plus faibles face à la brutalité du terrible Rogh, chef de la tribu des chasseurs. Mais surtout, un lien étrange la relier a à un volcan, l’impressionnant Pa’hav, dont tous redoutent les colères. Cette relation singulière fera d’elle une femme hors du commun, appelée à devenir la mère d’une nation.

Interview :

Lize : Pourquoi avez-vous choisi de travailler sur le thème de la préhistoire ?

Bernard Simonay : J’ai toujours aimé les romans sur la préhistoire, ceux de Rosny Aîné comme ceux de Jean Auel. J’aime aussi beaucoup l’Auvergne des volcans. Sachant que certains d’entre eux étaient encore en activité il y a 6000 ans, j’ai eu envie d’aller y faire un tour. 6000 ans, c’est une fraction de seconde en regard de la durée de vie de la Terre. Et ces volcans ne sont pas éteints, ils ne sont qu’endormis. Il est très possible que l’un d’eux décide de se réveiller un jour ou l’autre…

Lize : J'ai vu à travers la liste de vos livres que les sujets de vos livres sont assez différents les uns des autres, comment faites-vous pour les choisir ?

Bernard Simonay : Le choix des thèmes de mes romans ? C’est un peu comme un voyage. Selon que l’on se rende en Asie, en Afrique ou en Antarctique, le décor sera différent. Et j’adore voyager. Pour un roman, il faut aussi rajouter la dimension temporelle, l’époque. Cela fait beaucoup de critères sympathiques pour organiser un voyage « littéraire ». Je me laisse guider par l’intuition, par l’envie d’aller quelque part, à une époque donnée. Pourquoi ? Mystère. L’intuition est un phénomène que l’on a beaucoup de mal à expliquer. L’idée d’un roman surgit d’un coup, comme ça, sans qu’on sache pourquoi. Mais quand elle surgit, tout se met en place comme par miracle.

Lize : Les enfants du volcan est un livre riche en renseignements sur les techniques et les inventions de l'époque. Quelles inventions ou techniques avez-vous le plus (re)découvert, hormis l'écriture (bien entendu) ?

Bernard Simonay : Toutes celles qui étaient connues à l’époque, la poterie, le tissage, la construction des maisons, l’utilisation de certains outils et de certaines armes, comme l’arc, qui commençait à peine à remplacer l’antique propulseur. La sédentarisation a obligé les hommes à faire preuve d’inventivité pour améliorer leurs conditions de vie.

Lize : L'Auvergne, où se déroule l'ensemble du roman, est une magnifique région, vous y êtes-vous rendu pour vous imprégner de l'atmosphère ?

Bernard Simonay : Plusieurs fois. J’ai aussi beaucoup lu et vu des documentaires, pour découvrir des petits détails intéressants, comme ces grottes qui soufflent de l’air glacial à proximité même des volcans.

Lize : J'ai lu le roman préhistoire Les enfants de la Terre de Auel, l'avez-vous lu ? Si oui, qu'en avez-vous pensé ?

Bernard Simonay : J’ai lu la série, sauf le dernier. C’est excellent. Je pense qu’il est difficile de faire mieux. C’est pour cette raison que j’ai choisi une autre époque, celle qui précède la période historique. Jean Auel réunit tous les ingrédients qui font les grands romans : une héroïne volontaire, belle et attachante, des coups de théâtre, une grande richesse dans la création de l’atmosphère et du décor, des rebondissements et une exploitation exhaustive de tous les thèmes de la préhistoire. C’est aussi une histoire intemporelle, qui décrit tout ce que peut rencontrer une femme dans notre monde. Et l’époque n’y change rien, même si le machisme a tendance à reculer aujourd’hui. Il y a encore beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir nous prétendre civilisés.

Lize : J'ai vu que vous aviez mis un peu de vous-même dans votre livre avec la référence aux renards de votre enfance. Mettez-vous toujours une référence aussi précise dans vos autres romans ?

Bernard Simonay : C’est une coïncidence involontaire. Je n’aime pas parler de moi dans mes romans. J’évite même d’utiliser des prénoms de mon entourage, afin que mes proches ne se croient pas « inclus » dans mes romans.

Lize : Une dernière petite question : A quelle fréquence écrivez-vous ? (je sais que ce n'est pas toujours régulier mais en règle générale). Avez-vous un moment de la journée où vous aimez écrire plus qu'à d'autres moments ? Avez-vous un lieu où vous aimez écrire également ?

Bernard Simonay : J’écris en moyenne 3 romans tous les 2 ans. Je n’ai pas de moments privilégiés. L’inspiration n’a pas d’heure. J’écris généralement dans mon bureau, mais je peux aussi prendre des notes ou même écrire des chapitres à l’extérieur, dans un café ou un restaurant quand je suis en déplacement. Le bruit ne me gêne pas. Quand j’écris, je n’entends plus ce qui se passe autour de moi.

Mon avis: Les enfants du volcan est un BON livre. Il nous dépayse, il nous transporte dans l’époque. Les personnages sont attachants, on a envie de savoir ce qui va leur arriver. Les descriptions sont bien faites, ce qui nous permet de voir les paysages décrits ou les personnages, les outils, les animaux. Il réunit tous les ingrédients qui font un bon livre. A lire !!! (N’oubliez pas que vous pouvez aussi me donner votre avis par hibou).

Je vous laisse admirer Pa’hav/Pavin, héros de ce roman.

Zélie

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